le 20 septembre 2012: Projet annulé (projet de centre régional de traitement des boues de fosses septiques MRC des Collines de l'Outaouais). La rivière Gatineau SAUVER!!!.

C’est par une décision unanime que les maires de la MRC des Collines de l’Outaouais ont annulé leur projet de construire un bassin de décantation de boues de fosses septiques sur les rives de la rivière Gatineau.

Au lieu de cela, une entente a été conclue et les boues de fosses septiques seront traitées dans une installation privée de technologie supérieure à l’ancienne usine Smurfit-Stone, située à Portage du Fort, au Québec.

Dorénavant, nous concentrerons nos efforts pour faire reconnaître un zonage récréatif pour l’ensemble des berges de la Gatineau afin d’éviter qu’une autre fois un geste anthropique (causé par l’homme) ne vienne risquer de mettre en péril la santé de la rivière Gatineau. Si toutefois une nouvelle menace faisait surface, nous réactiverons notre campagne.

Nous tenons à remercier tous ceux et celles qui ont signé la pétition, envoyé une lettre, téléphoné à un élu, fait une demande d’accès à l’information ou participé à un événement ou à une réunion.

Tout un chacun chacune avez contribué à faire annuler ce projet et le temps est maintenant venu de célébrer.

Célébration – Groupe irlandais de la Vallée de la Gatineau les 'the Doggers" à la Elmdale House Tavern, le jeudi 25 octobre 2012. (participer à l’événement)
Célébration – nous sommes encore à planifier cet événement et il sera publié dans le journal local de Wakefield et sur Facebook dès qu’il sera planifié. auberge le mouton noir 12 octobre 2012 (participer à l’événement)

Les mots gentils des fans de la rivière Gatineau

Courage et victoire pour le groupe Sauvons La Gatineau
Lors des dernières élections, j'ai témoigné d'un courage civilisé et déterminé d'un groupe qui voulait à tout prix se faire entendre. Contrairement à ceux qui disent que ce groupe était des fervents de l'idéologie "pas dans ma cour", c'est faux. Il tentait seulement d'avancer et de coopérer avec les instances municipales et provinciales afin de trouver une solution locale sur un dossier qui heurtait fondamentalement le volet socio- économique de cette belle région. Donc, CHAPEAU... belle victoire! À tout autre groupe( et surtout les jeunes) qui désire revendiquer leurs idées et oui, c'est possible de le faire avec distinction !

Michel Halloran, Candidat, Coalition Avenir Québec, Gatineau, Élections 2012

------- Hello everyone,I just wanted to express how happy I was when I heard the news this morning.It shows that to get things done in today society, we have to have a hands on approach. From the first time I went to a council meeting to hear about the Save the Gatineau river, I knew that this project was bigger than just being against a waste plant, it was about protecting what's valuable to us and to our surroundings.

But I would like to give a pat on the back to everyone who work hard, days on and days out to make this project a success. I promise to continue working with this group and any others who are wiling to take a foot forward to protecting what the Gatineau riding has of such value and beauty. I love this riding because citizen's are hard working and dedicated to accomplishing any goal in mind. Let this be a message to the municipality's who laugh at you during those council meetings : this will not be the last time we make a stand for the environment. Next step for me, save the Lac Beamish.

--- Brandon Bolduc Candidat du Parti Vert du Québec (Circonscription Gatineau)
CHEERS! Bravo et félicitations pour vos efforts!!!!!!!! Et merci !!! :)) (anonyme)


Roy Dupuis et Fondations Rivières appuient les défenseurs de la rivière Gatineau menacée par les boues de fosses septiques
voir lettre du Roy Dupuis ICI


Un immense système de bassin de décantation sera bientôt édifié sur les berges de la rivière Gatineau. Sa taille sera 6 fois supérieure à l'ensemble des systèmes de traitement des eaux usées de la vallée réunis. Cette usine servira à traiter les boues de fosses septiques provenant du territoire de la MRC des traités, tel que des composés pharmaceutiques ou autre produits chimique contenus dans la prochaines années.

Notre préoccupation première porte sur l’accumulation de composés toxiques persistants dans ␣l’écosystème au fill de temps. Nous y voyons un potentiel dégradation de la qualité de l’eau potable, des habitats halieutiques et une menace aux activités récréo-touristiques de la MRC, largement tributaire de l’excellente qualité actuelle de la rivière et du caractère rural de notre région.

Notre objective est d’inciter la MRC à adopter une solution de traitement des eaux qui ira au-delà des normes environnementales minimales et favorisera une gestion des produits toxique la moins néfaste possible pour la rivière. Nous nous réjouissons de la plus grande transparence résultant directement de notre campagne.

Joignez-vous au mouvement contre ce 'projet' et signez la pétition et joignez les rangs de ceux qui tentent d'arrêter cette importante et irréversible menace à l'écosystème de la rivière Gatineau.

Sauvons la Gatineau
Une zone sauvage et rurale de la rivière Gatineau sera bientôt transformée par les effluents d'une usine de traitement des boues septiques (Wakefield, Chelsea, Cantley, Gatineau)
Soumission a Ministre Arcand – MDDEP
Categories: Uncategorized
Email

La Pêche, le 9 août 2011

M. Pierre Arcand
Ministre
Ministère du Développement durable,
de l’Environnement et des Parcs
Cabinet du ministre
Édifice Marie-Guyart, 30e étage
675, boulevard René-Lévesque Est
Québec (Québec) G1V 5V7

Objet : Projet de centre régional de traitement des boues
de fosses septiques de la MRC des Collines-de-l’Outaouais

Monsieur le Ministre,

Vous êtes probablement déjà au courant que la MRC des Collines-de-l’Outaouais est à la recherche d’une solution pour traiter et valoriser les boues des fosses septiques et de rétention situées sur son territoire.

Nous sommes des citoyens vivant sur le territoire de la MRC qui, depuis 19 mois déjà, ont suivi de près l’évolution de ce dossier, questionné régulièrement le conseil des maires lors des séances mensuelles de la MRC, participé aux deux consultations publiques et travaillé à sensibiliser notre communauté au projet de la MRC et à ses impacts sur l’environnement. En 2011, nous avons formé Citoyens pour la protection de la Gatineau. (Annexe 1)

Bien que la technologie des étangs aérés ait été choisie dès le lancement de l’appel d’offres de septembre 2009, la MRC a tout de même procédé à une première phase de consultation publique (28 juin 2010) portant précisément sur le choix de la technologie. Comme citoyens, nous nous sommes retrouvés à commenter un rapport produit par une firme d’ingénieurs à qui on avait déjà dicté la technologie et qui avait été retenue, entre autres, sur la base de son expérience dans des projets similaires. Faut-il dire qu’il s’agissait d’un exercice de consultation biaisé à l’avance et une dépense de fonds publics inutile. La plupart d’entre nous ignorions, à ce moment-là, le contenu détaillé de cet appel d’offres.

En juin 2011, et suite à une deuxième consultation publique (15 mars 2011) portant cette fois sur le choix du site de ce futur centre, les sept maires de la MRC nous ont informés qu’ils se donnaient la période estivale pour revoir l’ensemble du dossier, y compris le choix de la technologie. Malgré les nombreuses questions que nous leur avons adressées afin de comprendre la portée de cette décision, nous n’en savons pas davantage encore aujourd’hui.

Malgré cette décision de la MRC de repousser le dossier à l’automne 2011, nous désirons porter à votre attention un certain nombre d’éléments qui nous amènent à questionner sérieusement la nécessité d’implanter un tel centre de traitement.

1. Avant même de procéder à la mise en place d’un site régional, la MRC déclarait, dans son Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) adopté en 2004, que ‘‘des étapes préalables sont essentielles pour établir la quantité réelle des boues à traiter et par conséquent, la capacité de l’installation.’’ (p.51). Les deux étapes dont il s’agit sont : la mise en place d’un programme d’inventaire et d’inspection de la conformité environnementale des installations septiques ainsi que d’un programme de vidange périodique des fosses septiques. (Annexe 2 – sections A et B)
Sept ans après l’adoption du Plan, seulement 2 des 7 municipalités de la MRC se sont conformées à ces deux recommandations. C’est donc dire que la MRC a fait le choix d’une technologie et était à étudier deux sites potentiels sans avoir en mains les données nécessaires pour évaluer avec précision la quantité de boues à traiter et la superficie requise pour ce site régional. (voir Annexe 5 – section B.1)

2. L’implantation d’un nouveau centre sur le territoire de la MRC était loin d’être la seule avenue envisagée dans le PGMR. En effet, des recommandations telles la négociation d’une entente avec un partenaire potentiel ou encore la possibilité d’une solution régionale en concertation avec les autres MRC de l’Outaouais ont été formulées. (Annexe 2 – section C)
Nous ne savons pas si la concertation régionale a eu lieu. Toutefois, nous savons que la MRC a effectué diverses démarches que ce soit auprès de la Ville de Gatineau, la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, la MRC de Pontiac, la municipalité de Pontiac et autres. Aucune d’entre elles n’a aboutie. (Annexe 3)
À plusieurs reprises, nous avons questionné les maires sur le contenu et les conclusions des discussions qui ont eu cours. En plus de nous refuser l’accès à des documents qui nous auraient sûrement fourni des explications éclairantes, la MRC n’a, en aucun moment, produit d’analyse comparative de ces diverses options.

3. Nous n’avons aucun élément d’information nous indiquant que la résolution CM-2010-125 du 9 février 2010 de la Ville de Gatineau (Annexe 4) mettant fin au contrat de service entre elle et la MRC des Collines-de-l’Outaouais a été faite conformément à la Loi sur la qualité de l’environnement. Rappelons que ladite Loi oblige toute MRC à tenir compte des besoins des MRC avoisinantes.
Pendant des années, la Ville de Gatineau a accepté de recevoir les boues en provenance de la MRC des Collines. Gatineau ne peut prétendre que toutes les boues de la MRC sont livrées seulement à son usine de traitement. En effet, deux des sept municipalités ont un programme municipalisé de vidange des boues de fosses septiques lesquelles sont livrées au centre de traitement de la compagnie Sani-Laurentides située à Saint-Jérôme. Dans les cinq autres municipalités, ce sont les citoyens qui font appel aux entreprises spécialisées en vidange des fosses et ces dernières sont libres d’aller disposer les boues là où les conditions les satisfont.
Nous questionnons donc fortement la décision précitée de Gatineau d’interrompre à une date arbitraire l’acceptation des boues de la MRC des Collines. Gatineau n’a jamais fourni d’explication sur les facteurs qui feraient que, le 31 décembre 2010, son usine fonctionne subitement à pleine capacité. Dans ces conditions, nous sommes d’avis que Gatineau ne s’est pas déchargée de son obligation, au sens de la Loi sur la qualité de l’environnement, de prendre en compte les besoins de sa voisine. Il serait indécent que l’État québécois engage des sommes importantes en période de restrictions budgétaires (on parle ici d’un investissement de plusieurs millions de dollars) sans autres justifications sérieuses de la part de la Ville de Gatineau.

4. Au cours des derniers mois, la donne a changé au niveau des municipalités de la MRC. Nous savons que la municipalité de Pontiac veut moderniser ses installations de Quyon pour traiter ses propres boues tout en se disant prête à accepter les boues d’une autre municipalité de la MRC. Aussi, nous avons eu vent que L’Ange-Gardien et Notre-Dame-de-la-Salette sont satisfaites du fonctionnement qui prévaut actuellement dans leur municipalité (l’une fait appel au site privé de Chénéville et l’autre, au centre de traitement de Saint-Jérôme). Si tel est le cas, il resterait donc à trouver une solution pour 3 des 7 municipalités de la MRC qui n’ont, nous tenons à le rappeler, aucun système réglementé de vidange de fosses septiques. Dans un tel contexte, la construction d’une nouvelle usine de traitement sur le territoire de la MRC est indéfendable.

5. Finalement, il est important de mentionner que la MRC des Collines-de-l’Outaouais n’a pas l’intention, à court terme, de valoriser sur son futur site la matière sèche issue de la déshydratation des boues. Ce qui veut dire en mots simples : coûts additionnels, deuxième transport nécessaire vers un site de valorisation, empreinte carbonique additionnelle, etc.

De juin 2010 à mars 2011, la MRC a tenu deux consultations publiques sur la base de rapports produits par la firme CIMA+. De cette période, soulignons les faits suivants :
o C’est par l’intermédiaire d’un journal local que nous avons appris la venue d’une usine de traitement sur le territoire, tout comme nous avons appris que le conseil des maires avait déjà choisi la technologie de traitement et identifié deux sites potentiels, tous deux situés sur le territoire de la municipalité de La Pêche. Des pressions exercées auprès des élus de La Pêche et de la MRC ont amené cette dernière à modifier son contrat avec CIMA+ pour y incorporer 2 phases de consultation publique basées sur une analyse des diverses technologies de traitement et un inventaire des sites potentiels sur l’ensemble du territoire. (Annexe 5 – section A)
o Dans le 1er rapport de CIMA+, plusieurs estimations de divers volumes de boues demandées dans l’appel d’offres de septembre 2009 sont absentes ; on ne retrouve nulle part l’analyse comparative des technologies proposées (Annexe 5 – section B) ; quant au volet financier de chacune des technologies, le rapport n’en fait nullement mention.
o Le 2e rapport de CIMA+ explique avec détails les critères retenus pour l’identification des sites potentiels et soumet une série de cartes géographiques ayant pour but d’éliminer les sites non conformes à ces critères. L’exercice se termine par la recommandation de 2 sites situés tous deux dans la municipalité de La Pêche. (Annexe 5 – section C)

Nous étions quelque 250 personnes présentes lors de la 2e consultation publique de la MRC (15 mars 2011) et au-delà de 500 personnes lors de la séance de la MRC qui faisait suite à cette consultation (17 avril 2011). De plus, au-delà de 1 200 personnes ont signé à ce jour une pétition demandant à la MRC de refaire ses devoirs. La Gatineau (rivière et vallée) est un atout social, économique et environnemental et nous nous inquiétons de l’impact des rejets sur la valeur récréative et l’intégrité biologique de la rivière. (Annexe 6)

Tout comme le conseil des maires de la MRC, nous désirons une solution responsable pour le traitement et la valorisation des boues générées sur notre territoire. Mais, contrairement à la MRC, nous sommes convaincus que la construction d’une nouvelle usine de traitement est une erreur compte tenu de ce qui précède.

Monsieur le Ministre, nous souhaitons votre intervention dans ce dossier :
§ Nous vous demandons d’intervenir auprès de la Ville de Gatineau afin qu’elle rescinde sa résolution CM-2010-125 qui est par ailleurs illégale selon une opinion juridique que nous avons requise et obtenue de la firme Ogilvy-Renault (absence d’autorisation du Ministre et délégation illégale d’autorité). Selon la Loi, la Ville de Gatineau a le devoir de justifier sa décision et d’expliquer quels sont les nouveaux facteurs qui, le 31 décembre 2010, faisaient en sorte qu’elle ne pouvait plus recevoir les boues de la MRC des Collines-de-l’Outaouais et cela, après l’avoir fait pendant de nombreuses années;
§ Compte tenu que les MRC de la région de l’Outaouais sont à réviser leur Plan de gestion des matières résiduelles, compte tenu également que la MRC des Collines-de-l’Outaouais n’est pas la seule à la recherche d’une solution pour traiter et valoriser ses boues, nous croyons que l’heure est propice à la concertation régionale, à l’élaboration d’un plan d’ensemble pour développer, dans la mesure du possible, des installations à portée régionale et/ou moderniser des installations déjà existantes;
§ Enfin, il est capital que la solution retenue tienne compte de la politique gouvernementale en matière de valorisation des boues de fosses septiques.

Nous vous remercions à l’avance, Monsieur le Ministre, de l’intérêt que vous porterez à notre demande et nous vous transmettons nos salutations les plus sincères.

Francine Dubé
au nom du conseil d’administration de Citoyens pour la protection de la Gatineau : Thomas Bernier Ph. D. ing. , Francine Dubé, Wanda Gibson,
Peter Outridge Ph. D., John Pinkerton, Danny Sivyer, Tamara Tarasoff

Pièces jointes : 6

c. c. Mme Stéphanie Vallée, députée de Gatineau
M. Norman MacMillan, député de Papineau et responsable de l’Outaouais
M. Mathieu Ravignat, député de Pontiac
M. Robert Bussière, maire de La Pêche et préfet
M. Jean Lafrenière, maire de Val-des-Monts et préfet suppléant
M. Steve Harris, maire de Cantley
Mme. Caryl Green, maire de Chelsea
M. Robert Goulet, maire de L’Ange-Gardien
M. Daniel Malette, maire de Notre-Dame-de-la-Salette
M. Edward J McCann, maire de Pontiac
M. Gilbert W. Whiteduck, Chef, Première Nation de Kitigan Zibi
M. Ghislain Poulain, directeur général de la MRC des Collines-de-l’Outaouais
M. Marc Dubreuil, directeur régional, Ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs, région de l’Outaouais

ANNEXES 1, 2, 3, 4, 5, 6

Leave a Reply